La magnitude absolue d’une étoile est la magnitude apparente qu’elle présenterait si on la plaçait à une distance conventionnelle de 10 parsecs, soit environ 32,6 années-lumière. En ramenant tous les astres à la même distance, elle permet de comparer leur éclat intrinsèque, indépendamment de leur éloignement réel.
Précision
La distance de 10 parsecs n’a rien de particulier : c’est une référence choisie par convention, pour disposer d’un point de comparaison commun. L’échelle conserve les propriétés de celle des magnitudes apparentes, inversée et logarithmique. Une précision utile pour éviter un contresens : la magnitude absolue des petits corps du Système solaire, astéroïdes et comètes, se définit autrement, à partir de leur distance au Soleil et à l’observateur. Il s’agit alors de la même expression employée dans un cadre différent.
En pratique
Deux étoiles peuvent afficher la même magnitude apparente dans le ciel et présenter des magnitudes absolues très éloignées : la première est simplement proche, la seconde bien plus lumineuse mais lointaine. C’est cette comparaison qui permet aux astronomes de classer les étoiles selon leur puissance de rayonnement, et non selon l’impression qu’elles donnent à l’œil.
Voir aussi
- Magnitude apparente, l’éclat perçu depuis la Terre.
- Année-lumière, l’unité de distance associée.
- La section astronomie, pour la vue d’ensemble.