L’échelle de Bortle classe la qualité d’un ciel nocturne en neuf niveaux, de 1, le ciel le plus noir, à 9, le ciel de centre-ville. Elle a été proposée par l’astronome amateur américain John Bortle pour donner un vocabulaire commun aux observateurs qui décrivent leur site.
Précision
C’est une échelle d’observation visuelle, fondée sur des repères concrets : aspect de la Voie lactée, visibilité de la lumière zodiacale, magnitude limite atteinte à l’œil nu, présence ou non de halos lumineux à l’horizon. Elle comporte donc une part de subjectivité, et dépend de l’acuité de l’observateur comme de son adaptation à l’obscurité. Elle ne remplace pas les mesures instrumentales de la luminosité du fond de ciel, plus rigoureuses : elle les complète en offrant un repère immédiatement utilisable sur le terrain.
En pratique
Un compte rendu d’observation gagne beaucoup à indiquer la classe estimée du site : la même galaxie décrite comme évidente ou comme invisible ne dit rien tant qu’on ignore le ciel dont il s’agit. C’est aussi le critère qui justifie de se déplacer : gagner quelques classes vaut souvent bien plus que doubler le diamètre de son instrument.
Voir aussi
- Pollution lumineuse, ce que l’échelle mesure.
- Magnitude apparente, l’un de ses critères.
- Galaxie, la famille d’objets la plus sensible au site.
- Les conditions d’observation.