La pollution lumineuse désigne l’effet de la lumière artificielle diffusée par l’atmosphère au-dessus des zones habitées. Le fond du ciel cesse d’être noir : il devient une plage grise ou orangée, sur laquelle le contraste des objets faibles s’effondre. C’est aujourd’hui la première limite de l’observation en France.
Précision
Elle n’agit pas également sur toutes les cibles. La Lune et les planètes, très lumineuses, restent parfaitement observables depuis une ville : ce sont le contraste et la finesse des détails qui comptent pour elles, non la noirceur du fond. Les galaxies et les nébuleuses diffuses, dont la lumière est étalée et faible, disparaissent au contraire les premières. La confusion à éviter est donc celle-ci : un ciel pollué n’interdit pas d’observer, il interdit d’observer certaines choses.
En pratique
Le repère le plus simple est la magnitude limite atteinte à l’œil nu : environ 6 sous un ciel très noir, souvent moins de 4 en ville. Estimer cette valeur avant de commencer permet de choisir des cibles réalistes. Sur les nébuleuses en émission, un filtre adapté restaure une partie du contraste, mais aucun filtre ne remplace un déplacement vers un site plus sombre.
Voir aussi
- Échelle de Bortle, pour qualifier un site.
- Magnitude apparente, et la notion de magnitude limite.
- Vision décalée, qui aide sur les objets faibles.
- Les conditions d’observation.